En fait, j'ai siesté une petite heure, donc je suis totalement apte à écrire cette review, qui s'annonce aussi chaotique que l'état actuel de ma tête. (précision : elle s'apprête à exploser)
Eileen & moi arrivons devant la salle vers 18h20, pour une interview de Foals calée 20 minutes plus tard. On discute un peu avec un type de la salle, et découvrons que nous sommes les sixièmes à passer avec le groupe. Appréhension. Voire stress. D'autant que Yannis est réputé pour son cynisme avec les journalistes. Nous récupérons nos pass backstage, et rentrons dans les loges ; Yannis & Edwin nous accueillent, nous invitent à nous débarrasser de nos manteaux, nous offrent un verre de vin. Ca commence plutôt bien. Nous ressortons un peu plus d'une demie heure plus tard, sourires aux lèvres.
Un kebab et des Marie & Tiphaine plus tard, nous rejoignons la salle pour Housse De Racket. Intro, une demie chanson, départ. Monstrueux. Je squatte la loge de Foals pour fumer, étant donné que l'on ne peut s'intoxiquer nulle part. Jack mange ses pâtes seul (les autres sont dans une crêperie, visiblement pas au goût du roux), et nous raconte qu'il allait souvent à Rennes quand il était petit. ce n'est pas réellement intéressant, mais il a un physique plutôt agréable, donc ça passe.
Kennedy commence. Une chanson. Départ. Terrible. Retour backstage, ou l'on discute un peu avec les Housse De Racket, qui, malgré leur musique plus ou moins appréciable, sont très sympathiques. On enchaine sur la loge des Foals, qui, cette fois ci, sont accompagnés d'Operator Please. Yannis me pique du tabac pour rouler une joint. Je souris. Un journaliste arrive pour une autre interview. Yannis et le joint s'en vont. Je ne souris plus, et me ressert un verre de vin, pour compenser.
Eileen & moi même embarquont Ashley d'OP pour une interview plus ou moins improvisée sur des marches un peu plus loin. Il aime mes chaussures, j'aime les siennes, et il répond gaiement à mes questions stupides. Seulement, au bout d'un quart d'heure, lorsque je lui demande à quelle heure ils jouent, le doute s'installe. Il va voir le manager, qui lui dit que "Alors....Vous jouez, dans....Oh! Maintenant!". Ashley s'enfuie donc vers d'autres ceieux (oui, comme la team Rocket), et je m'en vais devant la scène.
Le set est excellent, on danse des deux côté de la scène ; j'adhère totalement, et m'en vais même danser sur Just A Song About Ping Pong. A la fin du set, le groupe semble aussi heureux que le public, et s'en va un peu trop tôt à mon goût.
Nous nous plaçons devant la scène pour les Poulains. Jack & Edwin sont en chaussettes, ce qui me déstabilise assez. Ils commencent, naturellement, avec The French Open ; alcool aidant, je danse comme un robot from 1984, en clamant le désormais culte "Un peu d'air, d'air sur la, d'air sur la, d'air sur la terre". Les chansons s'enchainent ; Hummer, Balloons, Vampires, Cassius, Red Sox Pugies, etc. La fosse semble être au moins aussi épiléptique que les musiciens, et l'on reprend même les paroles en choeur sur les titres les plus connus. Yannis descend dans le public, je me prend son pied de micro sur la tête, de la bière vole de tous les côtés, mais l'ensemble reste assez fantastique. Seul regret : pas d'Astronauts And All.
Nous stagnons ensuite dans la salle pendant une bonne heure : Marie & Tiphaine dansent, je fuis l'electro comme je peux, Eileen erre. On rejoint finalemen les backstages : la loge de Foals est bondée (deux groupes de cinq membres chacun, deux Housse de Racket, 4 personnages inconnus, ainsi qu'Eileen, Tiphaine, Marie et votre Dave - faites le calcul). L'un des personnages inconnus propose un after chez elle aux Foals ; seulement "pas de place pour tout le monde, donc non, vous ne pourrez pas venir". Hinhin. Tentative de feinte. Walter propose d'emmener tout le monde dans le tourbus, et boire. J'acquiesce.
De la salle au tourbus, il n'y a qu'un pas, que nous avons visiblement du mal à franchir. En effet, Jack & moi menons la troupe, et le batteur m'annonce gaiement qu'il ne sait absolument pas ou il va. Nous sommes tous deux ivres, donc je me contente d'en rire, malgré une température extérieure frôlant les -10°C . Quelques minutes et beaucoup de chance plus tard, nous arrivons. Le tourbus est gigantesque. Deux étages, dix huit couchettes, un rez de chaussées comptant une bonne dizaine de fauteuils. J'admire.
Il est près de trois heures du matin, et l'ambiance est plutôt animée. Je discute avec Jack pendant un certain temps. De quoi ? Excellente question. J'aimerais bien m'en souvenir aussi, voyez vous. Seul souvenir net : la bataille d'avocats, parce que oui, assister à un Jack et un Jimmy se balançant des avocats à la figure à travers le bus est assez marquant.
D'autant qu'après, Jack aura récupéré un bout d'avocat avec l'idée de le glisser sous l'oreiller d'Edwin. de fait, nous montons en catimini au premier étage afin d'accomplir le méfait (oui, comme le méfait accompli d'Harry Potter). Seulement, Edwin nous rejoint peu après, verre d'eau en main. Extrait :
"Tu faisais quoi, au juste, avec cet avocat ?"
"Ah...Hum...Bah je voulais le mettre sous mon oreiller, tu vois, pour cette nuit, mais je crois que je me suis trompé de lit en fait..."
"C'est bien ce que je me disais. C'est marrant parce que je voulais renverser ce verre d'eau dans mon lit, tu vois, mais je ne sais plus exactement ou il est..."
"Okokok c'est bon, je l'enlève"
Comment ça, 12 ans d'âge mental ?
A six heures, le bus s'apprête à partir à Paris. On me propose de rester dans le bus et venir à Paris, mais je suis obligée de décliner l'offre, parents oblige. C'est donc avec une tête un peu flottante,un sourire fixe, et le numéro de Jack dans mon portable que je m'en vais vers d'autres aventures.
L'histoire n'est probablement pas finie, étant donné que le groupe tournera en France au printemps, avec a priori une date à Nantes.
A suivre, donc.